Gestion de la vitesse

 

Le rapport OCDE/CEMT sur la Gestion de la vitesse a été publié en octobre 2006. Il est le fruit de deux années de travail d'un groupe d'experts et de chercheurs dans le domaine de la sécurité routière représentant 16 pays et présidé par Jacques Nouvier (France).

La vitesse excessive est le principal problème de sécurité routière dans un grand nombre de pays OCDE/CEMT. Elle est aujourd'hui responsable d'environ un tiers du nombre - inacceptable - de tués sur les routes. Par ailleurs, la vitesse excessive n'a pas seulement des conséquences sur les accidents, mais également sur l'environnement, la consommation d'énergie et la qualité de la vie.

Réduire les vitesses moyennes de seulement 5% permettrait de sauver environ 20% des tués sur les routes. Or, on sait maintenant quelles mesures sont susceptibles de réduire rapidement les vitesses excessives et le nombre actuel de tués et de blessés. Réduire la vitesse sur les routes permettrait aussi de réduire ses effets négatifs sur l'environnement et la société, en particulier dans les zones urbaines.

Pour cela, il est nécessaire de mettre en place tout un ensemble de mesures qui seront d'autant plus efficaces qu'elles s'inscriront dans le cadre d'une politique coordonnée de gestion de la vitesse. Le rapport passe en revue les mesures de gestion de la vitesse, y compris l'amélioration de l'infrastructure, la signalisation, les technologies liées aux véhicules, l'éducation et la formation, le contrôle-sanction et le rôle des nouvelles technologies telles que les systèmes intelligents d'adaptation de la vitesse (ISA). Il décrit la manière dont combiner ces différentes mesures dans le cadre d'une politique de gestion de la vitesse et souligne également les besoins spécifiques des pays en développement.